Qu’appelle t’on des herbes médicinales ?

Au sens littéral, une herbe médicinale est une « drogue végétale dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses ». Il s’agit donc d’une plante ayant une caractéristique pouvant permettre la guérison de certains maux. En règle générale, seulement une partie de la plante est efficace. On pourra l’utiliser à l’état frais ou, plus fréquemment desséchée. Les parties utilisées sont multiples suivant les herbes : racine, feuille, tige, rhizome, bulbe, écorce, bourgeon, fleur, pétale, fruit, graine. Il peut arriver que différentes parties d’une même plante possèdent des propriétés différentes. Certaines sont également utilisées en condiment, voire en aliment.

Bien que le diplôme d’herboriste ait disparu de la législation Française en 1941, un décret datant de 2008 porte le nombre de plantes pouvant être vendues par d’autres biais que les pharmacies de 34 à 148.

Toxicité

Si l’on semble se rendre compte aujourd’hui de l’apport médicamenteux des plantes nous entourant, et même de celles couramment appelées mauvaises herbes, les recherches sur le sujet datent de plus de 5000 ans avant J.C. Enormément de plantes sont déjà recensées pour leurs apports respectifs, mais également pour leur toxicité (Liste complète de plantes médicinales par indication thérapeutique disponible ici ). Il convient donc de faire très attention et de bien se renseigner sur le sujet avant d’utiliser quelque plante que ce soit.

En remplacement des médicaments conventionnels ?

Il faut bien comprendre que tout médicament vendu et fabriqué par un laboratoire pharmaceutique aujourd’hui provient d’un ou plusieurs principes actifs d’une ou plusieurs plantes (aériennes ou marines) ou champignons. Au 1er siècle avant J.C., Dioscoride avait déjà recensé dans un recueil plus de 500 plantes. Cet ouvrage restera d’ailleurs une référence jusqu’à la « naissance » des chimistes au début du 19ème siècle. Si tout semble donc indiquer qu’une maladie peut être soignée directement par des plantes sans passage par la case pharmacie, il ne serait que trop conseiller d’en référer d’abord à un médecin bien instruit sur la question.

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La lavande

Pour prendre un exemple concret, examinons la lavande. Cette plante à l’odeur agréable peut être utilisée pour différentes raisons et sous différentes formes. En huile essentielle, pour dégager le nez par exemple. Mais aussi, pour un usage local, en bain de bouche ou en application sur une plaie bien nettoyée ou sur une brûlure. De plus la lavande est un répulsif naturel des puces et de nombreux parasites. Faire pousser un peu de lavande sur son balcon ou dans son jardin peut donc s’avérer extrêmement utile, d’autant qu’aucun effet indésirable n’est connu à ce jour.

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Où se renseigner ?

Compte tenu de la quasi-disparition des herboristeries et de l’appropriation presque complète de la pharmacopée par les industries pharmaceutiques, il peut être difficile de trouver un interlocuteur fiable.
Néanmoins, la première démarche, si l’on souhaite se renseigner a minima sur les plantes médicinales, reste internet. De plus en plus de sites se font jour, tantôt détaillant une herbe, tantôt plus généralistes (exemple le dictionnaire  des plantes médicinales publié par le site www.medisite.fr  à cette adresse). Mais pour approfondir réellement le sujet, il est préférable d’en parler à un personnel qualifié dans un magasin bio. Il existe toujours une personne au sein d’une échoppe qui saura diriger le curieux vers un professionnel compétent dans le domaine.

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